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Interview

“Un gars, un vélo, un parcours et c’est tout”

Auteur d’une remarquable première participation à la TCR en 2018, le belge, Raymond Dulieu va retenter l’aventure cette année dans le but de confirmer sa performance. Zoom sur ce participant au parcours hors du commun.

A la tête de la société Freecaster, Raymond Dulieu a déjà pu découvrir le monde en long et en large mais c’est à travers le vélo qu’il s’épanoui depuis plusieurs années. Après avoir réalisé le Tour de France un jour avant les coureurs en 2017, il décide de prendre part à la Transcontinental. Repris dès sa première candidature, il entre en course en juillet 2018. “Pour ma première participation, je voulais principalement terminer la course car c’était un réelle inconnue. Cette année, j’ai envie de voir si j’arrive à intégrer le Top 25”, explique le namurois. Cette course, il va l’appréhender d’une façon similaire à la première édition. “Il y a deux ans, j’avais pris le temps de dormir à l’hôtel et de manger correctement. C’est seulement à la fin que j’ai accélérer le pas et diminué mes heures de sommeil. J’ai terminé par une étape de 560 kilomètres. Cette fois, je vais repartir sur le même schéma, je veux bien dormir car je n’ai plus 20 ans”. Malgré que la course soit si longue, si on veut jouer l’avant du classement, il faut avant-tout compter les minutes. “Il ne faut pas perdre de temps lors des arrêts. Il faut rouler tout le temps et lorsqu’on s’arrête il faut être super efficace. Il faut savoir être organisé pour ne faire qu’un arrêt et condenser tous les besoins sur un minimum de temps”.

Cette épreuve, il faut la vivre avant même d’y être. La préparation est importante que cela soit au niveau du matériel, du physique et du parcours. “Il y a deux ans j’ai perdu mon gps au deuxième jour et j’ai perdu énormément d’influx nerveux et de temps pour me remettre dans la course. Si j’avais pensé à avoir cela en double je n’aurais pas eu ce problème”. Ce n’est cependant qu’un souci parmi tant d’autres. “A l’époque j’avais un vélo normal et cela s’est mal passé. J’ai cassé mon dérailleur avant et j’ai eu difficile de le réparer. Je roule à présent sur un vélo en acier qui est beaucoup plus résistant”, poursuit-il. Il faut dire qu’il y a plusieurs politiques sur les montures à choisir. “Certains optent pour le gravel, d’autres des vélos de route, certains prennent des disques, d’autres non. C’est un choix mais pour ma part je préfère partir avec quelque chose que je peux facilement réparer”. Pour le reste, au niveau du Backpack, Raymond est encore en pleine hésitation. “Je vais prendre un sac en goretex mais seulement en fonction de la météo. S’il y a une canicule alors je partirais super léger”.

L’ultra-cyclisme revient aux origines du cyclisme

Si être dans le top 20 signifie une qualification pour la saison suivante pour les autres places, il faut se battre. “Il y a un vrai boum, il faut dire que les sports ultras sont en pleine croissance. Il y a quelques années, quand je faisais du triathlon, il n’y avait pas grand chose et maintenant c’est partout. Avant on se préparait pour un marathon une fois dans sa vie et maintenant c’est toujours plus”, explique Raymond. Il faut dire que cette discipline est tellement à part. “L’ultra-cyclisme revient aux origines du cyclisme. Par exemple, sur les premières grandes boucles, il n’y avait pas de voiture, on devait tout faire sois-même, c’est un gars, un vélo, un parcours et c’est tout”. Une progression en terme de popularité qui induit une augmentation du niveau. “Le gravel progresse énormément. Quand on voit la tenante du titre c’est impressionnant. Elle a du dormir 4 heures par nuit et le reste du temps rouler à 25 km/h de moyenne, c’est incroyable”, conclut-il.

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